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Articles

Pourquoi un blog?

Les boîtes de photos familiales contiennent des dizaines de clichés dont nous sommes bien incapables de dire qui est ce fringant militaire appuyé sur son sabre? qui est sur cette photo de mariage? qui est cette première communiante habillée telle une mariée  agenouillée sur un prie- dieu? Mais aussi, traînent parfois, au fond d'un tiroir ou d'une armoire, des cartes postales, des carnets couverts d'une petite écriture au crayon, des papiers à en-tête de la République Française. Qui sont ces femmes ou ces hommes ? Ceux qui pourraient les identifier nous ont déjà quitté, sans avoir noté au dos qui est qui. Nous n'avons souvent pas pris le temps de les interroger. Depuis plus de dix ans, je fouille .... et je reconstitue une partie de l'histoire de ma famille. Je ne saurai commencer sans remercier Stéphane Audoin-Rouzeau* qui vient de publier "Quelle histoire" . La lecture de son livre m'a donné "l'audace" de raconter l'histoire...

Le blog change...

Commencé en janvier 2014, et après plus de 350 articles publiés, le blog de Daniel SAILLANT change ! Retrouvez-le désormais à l'adresse suivante : nospoilusdelagrandeguerre.com Les deux-tiers des fiches du présent blog s'y trouvent déjà disponibles, révisées et enrichies de nouvelles sources iconographiques. J'espère que cette nouvelle expérience numérique vous plaira encore plus que ce premier blog !

François MAUVERNAY, soldat au 261ème RI

© Thierry Besson François est né le 1er octobre 1879 à Aveize (Rhône). Son père Jean-Marie MAUVERNAY et sa mère Jeanne-Marie née BESSON exploitent une ferme au lieu-dit  “Chenève”. François appartient à une fratrie de 7 enfants vivants. Les 5 garçons seront mobilisés le 1er août 1914. On pourra lire leur parcours sur ce blog. Matricule 1020 de la classe 1899 du centre recruteur Lyon-Sud, il est ajourné du service militaire pour état de faiblesse* en 1900 et 1901. *Un garçon en bonne santé peut être ajourné en raison de ses mesures corporelles. Lors du conseil de révision, il est fait un rapport entre le poids, la taille et le périmètre thoracique du conscrit. Si le résultat de ce rapport est supérieur à 30, il est ajourné voire exempté. En 1902, il repasse dans la Commission et est déclaré apte mais en services auxiliaires*. *Y étaient affectés, les hommes qu'un état de santé défaillant ne permettait pas de les employer en service armé mais qui pouvaient tout de même être appelés...

Jean-Bertrand CHAVEROT, sergent au 104ème RIT

© famille CHAVEROT Jean-Bertrand naît le 2 juillet 1872 à Violay (Loire). Ses parents Pierre, Marie CHAVEROT et Madeleine née FOUGÈRE exploitent une ferme au lieu-dit Cherblanc. Matricule 564 de la classe 1892 du centre recruteur de Roanne, Jean-Bertrand part le 16 novembre 1893 faire son service militaire* au 22ème Bataillon de Chasseurs à Pied (BCP) à Albertville (Savoie). Le dépôt est à la caserne Songeon. Il est libéré le 24 septembre 1895, avec le grade de sergent.   La caserne Songeon à Albertville Au titre de la réserve,* Il suit 2 périodes d’exercices au 98ème Régiment d’Infanterie (RI) du 24 août au 13 septembre 1899 et du 25 août au 21 septembre 1902. Le 98ème est caserné à Roanne. Le 25 août 1905, Jean-Bertrand épouse Louise DARCEY à Violay. Le 1er octobre 1906, il passe dans la...

Jean ANGELLIER, marsouin au 4ème RIC

© Pierre ALLIGIER Jean, Marius, Marie est né le 9 avril 1881 à Boulbon. Son père Joseph, Louis ANGELLIER et sa mère Thérèse, Nathalie née VIANY exploitent une ferme. Sa mère meurt un mois après sa naissance, le 10 juin. Son père se remarie le 11 avril 1885 avec Suzanne BONDON à Boulbon. Matricule 666 de la classe 1901 du centre de recrutement de Marseille, il est ajourné pour “faiblesse”* *Un garçon en bonne santé peut être ajourné en raison de ses mesures corporelles. Lors du conseil de révision, il est fait un rapport entre le poids, la taille et le périmètre thoracique du conscrit. Si le résultat de ce rapport est supérieur à 30, il est ajourné voire exempté. Mais en 1903, la Commission de réforme le déclare “apte au service armé”, Jean part faire son service milit...

Cyprien LAMOUROUX, chasseur au 27ème BCA

© Pierre ALLIGIER Cyprien, Emile est né le 2 décembre 1894 à Boulbon, dans les Bouches-du-Rhône . Il est le fils de Sylvère et Léontine, Joséphine née BECHET, exploitants agricoles, Grande rue à Boulbon. Il a un frère Adolphe, Marius né en 1892 dont on pourra lire le parcours pendant la guerre sur ce blog.   1914 Matricule 1043 de la classe 1914, du centre recruteur de Marseille, il est appelé sous les drapeaux le 5 septembre*. Il est affecté au 6ème Groupe de Chasseurs Cyclistes qui est en garnison à Vienne (Isère)**. *À partir de la classe 1914, les conscrits sont appelés un an avant la date normale afin de compenser les pertes considérables du début de la guerre. ** Le 6ème GCC est l’équivalent d‘une compagnie de 400 hommes environ, issus du 13ème Bataillon de Chasseurs Alpins ( d’où l...

Jean-Marie MEILLIER, soldat au 109ème RI

Jean-Marie est né le 4 octobre 1892 à Saint-Héand (Loire) . Ses parents Jean-François MEILLIER et Marie-Antoinette née ANGÉRIEUX exploitent une ferme au lieu-dit “les Odins”. Matricule 595 de la classe 1912 du centre recruteur de Montbrison, Jean-Marie est ajourné pour “faiblesse”*. *Un garçon en bonne santé peut être ajourné en raison de ses mesures corporelles. Lors du conseil de révision, il est fait un rapport entre le poids, la taille et le périmètre thoracique du conscrit. Si le résultat de ce rapport est supérieur à 30, il est ajourné voire exempté.   1914 Déclaré finalement “bon pour le service armé*”, le 7 septembre 1914, il est envoyé à Chambéry à la caserne Curial du 97ème Régiment d'Infanterie (RI). *Compte tenu des pertes énormes...

Jean MAURER, soldat au 113ème RI

Joseph , Jean, Baptiste est né le 16 novembre 1891 à Paris (1er) . Son père Joseph MAURER est sommelier et sa mère Sophie, Séraphine née Lamy est femme de chambre. Ils habitent 307, rue Saint-Honoré (8ème). Matricule 617 de la classe 1901 du 4ème bureau recruteur de la Seine, Jean part remplir ses obligations militaires le 8 août 1912 au 113ème Régiment d’Infanterie (RI). Deux bataillons du régiment sont à Blois (Loir-et-Cher) dans la caserne de Saxe et un est à Romorantin.   Caserne de Saxe du 113ème RI à Blois Jean est encore sous les drapeaux quand la guerre est déclarée. Il appartient à la 8ème compagnie du 2ème bataillon. Le 113ème RI fait partie de la 18ème brigade de la 9ème Division d’Infanterie (DI). Le 5 août, le régiment part pour la région de Saint-Mihiel o...