mardi 29 juillet 2014

Germain, Jean-Baptiste BEAUDET, soldat au 22ème BCP

Merci à Henri EUSTACHE pour m'avoir ouvert ses archives personnelles et m'avoir autorisé à publier les parcours militaires de son oncle pendant la Grande Guerre.


Germain, Jean-Baptiste, Raphaël  nait le 22 octobre 1881 à Argis Saint Rambert (Ain).
Il est le fils de Louis et Marie-Françoise EGRAZ .

Matricule 228, classe 1901 du centre de recrutement de Lyon Sud, il effectue son service militaire au 4ème BCP du 5 novembre 1902 au 23 septembre 1905.


Il exerce la profession de pâtissier.

Le 6 mai 1908, il épouse Marguerite, Louise EUSTACHE à Courtenay.


Le 1er août 1914, il est mobilisé au 30ème BCP de Grenoble. Le 28 septembre, suite à la nouvelle organisation des BCP, il est affecté au 22ème BCP.


Il rejoint son bataillon au front le 4 octobre . Le régiment est au repos à Corcieux (Vosges)

Jusqu'en juin 1915, le bataillon occupe le secteur de Wisembach.

Jusqu'en juin 16, le bataillon est engagé dans les opérations du Linge.


Le 7 juin 1916, en défendant le col du Violu, il est grièvement blessé au au genou et au mollet droit par un éclat d'obus. Cette blessure entraînera l'amputation.



Il est cité à l'ordre de l'armée n°362 du 30 juin 1916:
"Excellent chasseur qui s'est distingué par le courage et le dévouement qu'il a fait preuve dans l'accomplissement de ses fonctions de brancardier. A été grièvement blessé le 7 juin 1916; Amputé de la jambe droite"  JO du 3 juillet 1917 p6834

Il reçoit la médaille militaire et la Croix de guerre avec palme.




Sources bibliographiques et iconographiques
JMO du 30ème BCP  26N 826/19
JMO du 22ème BCP  26N  823/12-13
Archives départementales de l'Ain
Archives départementales du Rhône

lundi 21 juillet 2014

Louis EUSTACHE, soldat au 217ème RI

Merci à Henri EUSTACHE pour m'avoir ouvert ses archives personnelles et m'avoir autorisé à publier les parcours militaires de ses oncles pendant la Grande Guerre
Joseph et Marie-Louise Eustache


Joseph EUSTACHE et Marie-Louise née BOUVIER sont agriculteurs à Lancin, hameau de Courtenay, canton de Morestel dans l'Isère.
Onze enfants naîtront de leur union, 5 garçons et 6 filles.Les 5 garçons seront mobilisé ainsi que 2 gendres.
Louis et Jean-Claude seront tués, Victor rentrera grand invalide de guerre. La famille sera particulièrement éprouvée pendant la guerre puisque Marie-Louise décédera le 31 décembre 1915 et Emma , la dernière fille, décédera en 18 de la grippe espagnole.


Louis est né le 4 juillet 1878 à Courtenay.


Matricule 331    classe 1898    Bourgoin, il ne fait pas de service militaire. Il est classé «  services auxiliaires pour hernie »
Il exerce le métier de  boucher.
Il se marie le 8 octobre 1907 à Lyon 2ème avec Augustine PERNET.
Il est mobilisé le 7 août 1914 au 106ème RIT  à Sathonay.

Du 8 août au 10 novembre, le régiment stationne à Grenoble et ses environs.

Puis, du 10 novembre au 2 mai 1915, le 106ème RIT est affecté à la défense des forts de la région Est de Paris.

Le 29 juin 1915,  il passe au 217ème RI (6ème bataillon,  21ème compagnie). Le 217ème va occuper jusqu’au 5 novembre la forêt du Parroy en Lorraine, les tranchées au sud de Leintrey puis le secteur d'Einville.























Le 6 novembre, le 217ème rejoint la 71ème DI dans le secteur de Baccarat ( vers Sainte Pole Migneville)
Fin juin 1916, le régiment rejoint Verdun et occupe le secteur de Vaux-Régnier-Chenois  en avant du Tunnel de Chavanne.

Louis est tué  le 10 juillet 1916 au cours d’un très violent bombardement qui précèdera une attaque allemande.
Sa sépulture n’est pas connue.

Louis est inscrit aux monuments aux morts de Courtenay et de Lyon.

 Sources bibliographiques et cartographiques
 JMO du 106ème RIT 26N795/19
JMOdu 217ème RI    26N717/006
Historique du 217ème  site 1914-18.org
          Forum 14-18
          Archives départementales de l'Isère
         Carte Michelin

lundi 14 juillet 2014

Francisque, Etienne GAUTIER, soldat au 3ème Zouaves

Merci à Michèle de m'avoir autorisé la publication du parcours de guerre de son grand-père.


Francisque, Étienne GAUTIER nait le 12 avril 1890 à Lyon 2ème (Hospice de la Charité)
Il est le fils de Jean-Baptiste GAUTIER (37 ans, maçon) et d’Eugénie DETEIX (19ans, sans profession).

Matricule 1067, de la classe 1910, centre Lyon Central, il effectue son service militaire au 3ème Régiment de Zouaves, stationné à Constantine, du 16 octobre 1911 au 4 novembre 1913.
La caserne de la Casbah à Constantine
Mobilisé lé le 3 août 1914, il rejoint le 3ème Zouaves à Sathonay.
Le 3ème Zouaves à Sathonay

Le 3ème Zouaves ( Lt-Col Louis en 15- Lt-Col Philippe en 15-16) appartient à la 37ème Division Algérienne, 74ème brigade (Gal Dégot en 16)

Le régiment est transporté en Belgique où il participe à la bataille de Charleroi, fin août 1914.

Engagé ensuite dans la bataille de Guise, il doit reculer jusqu’à ce que  Joffre déclenche la bataille la Marne  où le régiment combat sur le Petit Morin, vers Montmirail..

Mi septembre, le régiment occupe le secteur de Tracy-le –Val où il subit de violents assauts de l’armée allemande.
Les 30et 31 octobre, le 3ème Zouaves participe à l’attaque de la ferme de Quennevières où il va subir de lourdes pertes.

Il occupera le secteur jusqu’au mois d’août 1915, qu’il quittera pour Saint Hilaire-le-Grand.
 







Le régiment sera engagé dans les combats de l’Épine de Védegrange, notamment au bois Raquette.

 









Le Lt-Col Louis sera tué pendant ces combats - voir sur mon blog Henri SORVICHE

Francisque s’illustrera  pendant ces combats, en défendant le bois Raquette, ce qui lui vaudra sa citation à l’ordre de la Division :
«  Le 20 octobre 1915, a dans la nuit qui a suivi l’attaque, fait preuve d’énergie et de sang froid dans des conditions particulièrement difficiles en assurant la possession d’un bois occupé par l’ennemi »

A partir du 16 février, le régiment est engagé dans la bataille de Verdun vers Louvemont à proximité du fort de Douaumont, sur la côte de Poivre.

C’est là que le 25 février, Francisque sera grièvement blessé d’une balle dans la poitrine qui ne pourra être retirée.
Hospitalisé, jusqu’au 25 février 1918, Francisque est affecté le 1er juillet 1918 au 30ème RI dont le dépôt est Rumilly. Il sera affecté à la garde des officiers allemands prisonniers.


Francisque est titulaire de la Médaille militaire et de la Croix de guerre (étoile d’argent et palme)
JO du 24 février 1918 p1853  Médaille militaire pour prendre rang le 10 janvier 1918
« Zouave de 1ère classe (réserve) à la 2ème compagnie du 3ème Zouave, soldat d’un courage éprouvé et d’un dévouement absolu. A été grièvement blessé devant Verdun le 25 février 1916 dans l’accomplissement de son devoir »



Il est démobilisé le 21 mars 1919; avec une pension d'invalidé dont le taux augmentera au fur et à mesure pour atteindre 60% en 1949.




Coiffeur à Irigny (Rhône), il épouse le 16 février 1925 Eugénie RICHE (divorcée d’Émile ALISIO – 8 septembre 1923) dans la mairie du 3ème arrondissement de Lyon.









Francisque décède le 9 novembre 1957 à Vernaison (Rhône).

Sources bibliographiques
JMO du 3ème Zouaves  26N  828/12-13
JMO de la 34ème Brigade    26N  517/6
Historique du 3ème Zouaves   Etampes  Imprimerie Dormann   1921
Archives départementales du Rhône

dimanche 13 juillet 2014

Jean-Claude EUSTACHE, sergent au 22ème RI


Merci à Henri EUSTACHE pour m'avoir ouvert ses archives personnelles et m'avoir autorisé à publier les parcours militaires de ses oncles pendant la Grande Guerre
Joseph et Marie-Louise Eustache


Joseph EUSTACHE et Marie-Louise née BOUVIER sont agriculteurs à Lancin, hameau de Courtenay, canton de Morestel dans l'Isère.
Onze enfants naîtront de leur union, 5 garçons et 6 filles.Les 5 garçons seront mobilisé ainsi que 2 gendres.
Louis et Jean-Claude seront tués, Victor rentrera grand invalide de guerre. La famille sera particulièrement éprouvée pendant la guerre puisque Marie-Louise décédera le 31 décembre 1915 et Emma , la dernière fille, décédera en 18 de la grippe espagnole.


Jean-Claude  nait le 20 janvier 1883 à Courtenay (Isère)






Matricule 1101 classe 1903 Bourgoin, il fait son service militaire au 22ème RI de Bourgoin et Sathonay-Camp du 16 nov 1904 qu'il quitte 12 juillet 1907 avec le grade de sergent.

 
















Vue de Sathonay Camp



Il se marie le 15 janvier 1911 à Paris XVIIIè avec Julienne HERVY.










Il est mobilisé le 4 août 1914 au 22ème RI, 2ème bataillon, 1ère compagnie.


Le 22ème RI forme la 55ème brigade de la 28ème DI
















Le régiment est engagé en Alsace dès le 10 août vers Sainte Marie aux Mines. Sous les attaques allemandes, il doit se replier sur la Meurthe jusqu'au 11 septembre, où il occupe Saint Dié.



Le 24 septembre, le 22ème est engagé dans la 1ère bataille de Picardie dans le secteur de Foucaucourt.



 Jean-Claude est tué le 28 novembre 14 à Fay (Somme)

Il est inscrit sur le  monument aux morts de Courtenay.



Sources bibliographiques et cartographiques
JMO du 22ème RI   26N595/1
Historique du 22ème Capitaine Albert Imprimeries réunies 1920
Forum 14-18
Archives départementales de l'Isère

Crédits photographiques
Collection particulière d’Henri EUSTACHE

Joseph EUSTACHE, soldat au 97ème RI

Merci à Henri EUSTACHE pour m'avoir ouvert ses archives personnelles et m'avoir autorisé à publier les parcours militaires  de ses 4 oncles pendant la Grande Guerre
Joseph et Marie-Louise Eustache


Joseph EUSTACHE et Marie-Louise née BOUVIER sont agriculteurs à Lancin, hameau de Courtenay, canton de Morestel dans l'Isère.
Onze enfants naîtront de leur union, 5 garçons et 6 filles.Les 5 garçons seront mobilisé ainsi que 2 gendres.
Louis et Jean-Claude seront tués, Victor rentrera grand invalide de guerre. La famille sera particulièrement éprouvée pendant la guerre puisque Marie-Louise décédera le 31 décembre 1915 et Emma , la dernière fille, décédera en 18 de la grippe espagnole.


Joseph nait le 18 novembre 1892 à Courtenay, c'est le 9ème enfant de la fratrie.
Joseph pendant son service militaire*

Matricule 184,   classe 1912  centre de recrutement de Bourgoin.
Il rejoint le 8 octobre 1913 le 97ème RI de Chambéry.


 Le 97ème RI est un régiment alpin d'où la tenue de Joseph*

















La caserne Curial à Chambéry

Le 97ème RI forme la 88ème brigade de la 44ème DI.


Il ne quittera pas ce régiment pendant toute la guerre où il restera affecté à la Compagnie Hors Rang comme cuisinier.

Compagnie Hors Rang (CHR)

Compagnie unique qui se trouve au niveau du régiment et regroupe ce qui touche au fonctionnement administratif, logistique et au commandement du régiment. On y trouve le secrétariat du colonel et de son petit état-major, les cellules traitant de l’approvisionnement en matériel, habillement, nourriture, un peloton de pionniers pour les travaux de protection, la section de brancardiers qui est en même temps la musique du régiment. Pour commander, il faut assurer les liaisons vers les supérieurs et les subordonnés, et naturellement une équipe de téléphonistes y a sa place.
C'est une unité combattante. La lecture du JMO du 97ème en atteste au vu du nombre de tués et blessés de cette unité. 

Le régiment sera engagé:
- en août 1914 dans la bataille de la Trouée de Charmes (Ménil-sur-Belvitte, col de la Chipotte....)

- d'octobre 1914 à février 16, en Artois ( défense d'Arras, Cimetière de Souchez, secteur du cabaret rouge, ....)   

   Le JMO relate l’exécution du soldat Adolphe Rollet, de la 7ème compagnie pour désertion devant l'ennemi et pillage 

- de février à mars 1916, il est à Verdun vers Vaux devant Damloup

- de mai à juillet, il est dans la Woëvre dans le secteur du bois de Mort-Mare

- en d'août à octobre 1916, il est dans la Somme (secteur de Barleux)

- de novembre 1916 à mars 1917 il tient le secteur Nouvron-Vingré

 - de mars à avril1917, il est sur l'Ailette vers Coucy-le-Château

- de juin à août 1917, il participe à la bataille du Chemin des Dames ( secteur de Braye-en Laonnois.....)

     De graves incidents d'indiscipline auront lieu dans le 97ème au mois de juin.

- d'août 1917 à janvier 1918, il est dans le secteur est de Dannemarie en Alsace.

- de mars à avril 1918, il participe à la bataille du Matz (Plessis-de-Roye,...) 

- en juillet, il est dans la 2ème bataille de la Marne (Montagne de Reims,...) qu'il quitte pour participer à l'offensive des Flandres en octobre 1918 ( vallée de la Lys, ...)

Joseph est démobilisé le 12 août 1919 par le centre démobilisateur du 22ème RI.

Le 5 septembre 1921, à Saint-Vallier, il épouse Emma, Michèle REVOLLON;

Il décède le 25 mars 1964 à Grenoble.



      Sources bibliographiques et cartographiques
         JMO du 97ème RI  26N372/9à15
Historique du97ème RI  Imp chambérienne   Chambéry
Répertoire des corps de troupe  de l'armée française pendant la Grande Guerre  Ed C. Bonnaud
Forum 14-18
Archives départementales de l'Isère 
Crédits photographiques
        Collection particulière d’Henri EUSTACHE


-

François EUSTACHE, soldat au 110ème RIT

Merci à Henri EUSTACHE pour m'avoir ouvert ses archives personnelles et m'avoir autorisé à publier les parcours militaires  de ses 4 oncles pendant la Grande Guerre
Joseph et Marie-Louise Eustache


Joseph EUSTACHE et Marie-Louise née BOUVIER sont agriculteurs à Lancin, hameau de Courtenay, canton de Morestel dans l'Isère.
Onze enfants naîtront de leur union, 5 garçons et 6 filles.Les 5 garçons seront mobilisé ainsi que 2 gendres.
Louis et Jean-Claude seront tués, Victor rentrera grand invalide de guerre. La famille sera particulièrement éprouvée pendant la guerre puisque Marie-Louise décédera le 31 décembre 1915 et Emma , la dernière fille, décédera en 18 de la grippe espagnole.



François, Claude  naît le 3 juillet 1873 à Courtenay. C’est l’aîné de la fratrie.



 













Matricule 184, classe 1893 du centre de recrutement de Bourgoin, il effectue ses obligations militaires au 75ème de ligne de  Romans (Isère) du 13 novembre 1894 au 24 septembre 1895.






Il effectue 2 périodes d’exercices au 99ème Ri de Lyon et au 22ème RI de Bourgoin, avant de passer dans l’armée territoriale le 1er octobre 1907.
Il est mobilisé le 16 août 1914 et rejoint le 106ème RIT de Bourgoin-La Valbonne, avant d’être affecté au 110ème RIT de Romans.

Le 110ème RIT sera, tout au long du conflit, rattaché à un corps d’armée. Il sera chargé de tous les travaux d’aménagement des défenses devant l’ennemi, de transporter en premières lignes munitions et ravitaillement aux troupes, de nettoyer les champs de bataille, …. . Il effectuera même à la fin de la guerre des travaux agricoles pour les populations qui viennent d’être libérées.


C’est ainsi :
-        En octobre 1914, il sera rattaché au 16ème Corps d’Armée Colonial vers Valmy.
-        En mai 1915, rattaché au 16ème CA, il est positionné à la Main de Messiges

-        En octobre 1915, à Mesnils-les-Hurlus, Trou Bricot, Tahure
Bataille de Champagne 1915

-        En janvier 1916 à de « mystérieux travaux » (dixit l’historique, le JMO est muet !)
-        En mai 1916, rattaché au 18ème CA, le régiment est à Verdun où il participe à la reprise du fort de Douaumont.

Le fort de Douaumont
Bataille de Verdun

-       








  

-     En juin 1916, il est en Argonne vers Four-de-Paris.

Le Bois de la Gruerie et le Four-de-Paris

-        En décembre 1916, il est dans le secteur Chaulnes-Péronne qu’il quittera mi-mars 1917 pour participer à la Bataille du Chemin des Dames, vers Craonne.
La bataille autour de Craonne

-    Mi juillet 1917, il est au repos à Vesoul qu’il quitte pour Ballersdorf en Alsace avant de redescendre sur Belfort
-        En octobre 1917, il est positionné dans la région de Suippes qu’il quittera en mars 1918.
-        Le 1er août 1918, le régiment se transforme en 2 bataillons de pionniers.
François sera démobilisé le 12 janvier 1919 par le centre de démobilisation du 22ème RI.

Il se marie le 30 avril 1921 à Arandon avec Joséphine, Marie-Louise VEYNET.

Il décède le 9 mai 1955 à Courtenay.

      Sources bibliographiques et cartographiques
         JMO du 110ème RI  26N  796/ 4-5-6-7
Historique du 110ème RIT Imprimerie Générale DEVAL   Romans (Drôme)
Forum 14-18
Archives départementales de l'Isère 
Crédits photographiques
        Collection particulière d’Henri EUSTACHE


Jean CASSAGNE, soldat au 3ème RIC

 Cet article est écrit en hommage à Jeanne CASSAGNE épouse GENIAUT qui sera particulièrement éprouvée puisque son mari Pierre GENIAUT sera tué en novembre 1914 et ses deux frères en août et septembre de la même année. Son fils Raymond sera tué lors de la guerre 39-45. Une fiche leur sera dédiée.

Jeanne CASSAGNE était la grand-mère maternelle de Daniel BERNARD qui m'a beaucoup aidé et encouragé dans mes recherches. Qu'il soit remercié pour sa mémoire et son désir de rendre hommage à ceux de sa famille qui sont morts pour la France.



Fils de François CASSAGNE (né vers 1855 à Fanlac dans la Dordogne) et de Céleste CHAIGNE (née vers 1853),



Jean est né le 4 juin 1880 à Beauregard (Dordogne)

Matricule    classe 1900   La Rochelle

Engagé volontaire pour 5 ans au 3ème RIC le 25 mars 1901, il passe au 13ème RIC le 10 mai 1902. Il est à Madagascar  du 10 mai 1902 au 24 août 1903, il revient alors  au 3ème RIC. Il est démobilisé le 25 mars 1906.

Il se marie le 7 sept 1907 avec Juliette ROY à Marans (17)

Il est menuisier.

Mobilisé le 1er août 1914, il rejoint le 3ème RIC le 21 août .









Les 3ème (Col Lamotte) et 7ème RIC (Col Mazillier) constituent la 3ème brigade IC, 3ème DIC (Gal Raffenel)  dans la 4ème Armée (Gal de Langle de Cary) 


La division débarque dans la région de Bar-Le-Duc au début du mois d’août. Elle franchit la Meuse et entre en Belgique à Limes (extrême sud de la province de Luxembourg) le 21. Le 22, elle prend la direction de Neufchâteau (Ardennes belges). Arrivée à Rossignol, la  division se heurte aux allemands. Une terrible bataille s'engage avec la défaite totale et l'anéantissement d'une grande partie de la division. La division était composée 1 RIC, 2 RIC, 3 RIC, 7 RIC, 2 RAC (régiment artillerie coloniale), 3eme chasseurs d'Afrique de Constantine, 3 RAC (artillerie de corps) et un bataillon de génie.

Les 1 et 2 RIC sont anéantis, de même pour le 2 RAC, une partie du 3 RIC restée en arrière a pu échapper à l'encerclement.



Position du 3ème et 7ème RIC à Rossignol






Jean est porté disparu le 27 août 1914  (registre matricule). Sa fiche « Mort pour la France »  porte : tué à l’ennemi le 24 août 1914 à St Vincent-Rossignol (Belgique)












 Les frères CASSAGNE sont inscrits sur le  monument aux morts de Marans, leurs sépultures ne sont pas connues.
Monument aux morts de Marans
 
Jean et Gaston reposent peut-être ici



Le monument aux coloniaux tombés au cours de la bataille de Rossignol














Sources bibliographiques et iconographiques

JMO du 3ème RIC  26N  863/3


JMO de la 3ème DIC  26N  471/1

Archives départementales de la Charente Maritime

Historique du 3ème RIC  imprimerie Norbertine Rochefort sur Mer 1920


Site « cartographie des Troupes de Marine »

Forum 14-18